Mittwoch, 21. Dezember 2011

La détention de l'éditeur turc Ragip Zarakolu pour terrorisme fait scandale / Chisato Goya


La détention de l'éditeur turc Ragip Zarakolu pour terrorisme fait scandale
L'éditeur turc Ragip Zarakolu a été arrêté par la police le 28 octobre dernier pour ses liens présumés avec l'Union des Communautés du Kurdistan (KCK).
JOHN MACDOUGALL/AFP

Arrêté le 28 octobre dernier pour liens présumés avec un parti kurde, l'éditeur turc Ragip Zarakolu est désormais détenu dans une prison de haute sécurité. La communauté internationale s'insurge.

La libération immédiate de Ragip Zarakolu. C'est ce que demande la communauté internationale depuis l'arrestation du directeur de la maison d'édition turque Belge le 28 octobre dernier, selon Actualitté.

Ce jour-là, l'éditeur turc, son fils Deniz, ainsi qu'une quarantaine de militants pour la liberté d'expression - dont Busra Ersanli, experte en droit constitutionnel et membre du Parti pour la paix et la démocratie (BDP) - ont été arrêtés par la police, soupçonnés d'avoir des liens avec L'Union des communautés du Kurdistan (KCK), considérée par le gouvernement turc comme proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Créé en 1978 et très actif en Turquie, en Syrie et en Iran, le PKK est considéré par la Turquie comme une organisation terroriste.

Début novembre, nouveau rebondissement dans cette affaire: Ragip Zarakolu, dont l'état de santé nécessite des soins spécifiques, et une vingtaine d'autres personnes ont été transférés dans une prison de haute sécurité en attendant leur procès.

La communauté internationale s'insurge et condamne l'utilisation jugée abusive de la loi anti-terroriste turque. L'Association Internationale des Auteurs (PEN) et l'Union Internationale des Editeurs (UIE) demandent la libération immédiate de Ragip Zarakolu, qui oeuvre depuis près de 40 ans à la publication de livres sur des sujets tabous en Turquie: l'oppression des minorités nationales et le génocide des Arméniens.

Bjorn Smith-Simonsen, président du comité "Liberté de publier" de l'Union Internationale des Editeurs (UIE), a déclaré au quotidien britannique The Guardian que l'éditeur turc "ne devrait pas rester prison, il mériterait un prix Nobel".

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